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Chevauchée avec le diable

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les avis de Cinemasie

4 critiques: 2.62/5

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6 critiques: 2.71/5



Flying Marmotte 3 Une vision plutôt juste de la guerre de Sécession
drélium 2.75 Vive Jeffrey Wright !
Ghost Dog 2.75 La guerre de Sécession vue par Ang Lee
Ordell Robbie 2 Correctement exécuté mais sans surprises
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


Vive Jeffrey Wright !

La guerre de sécession du côté sudiste vu par Ang Lee, ça aurait pu donné quelque chose, peut-être... Finalement, tout cela est très calme et sans grande surprise. De belles scènes avec beaucoup de chevaux (150 minimum), beaucoup de moments bateaux d'où ressort un homme, Jeffrey Wright, une vraie présence, un rôle de nègre sudiste intéressant, vécu dans le calme et un stoïcisme apparent qui force le respect. Déjà charismatique dans Shaft et Basquiat, il apporte beaucoup (tout ?) du relief qui manque à l'ensemble. C'est longué quand même. De beaux cadres naturels.

27 juin 2003
par drélium




La guerre de Sécession vue par Ang Lee

Parmi tous les personnages qui composent les rangs Sudistes de la Guerre de Sécession qui fit rage aux USA au XIXème siècle, celui avec lequel Ang LEE semble partager le plus d’affinités est sans doute Daniel Holt, un ancien esclave noir qui combat aux côtés de l’armée régulière bien que cela provoque une grande gêne chez certains de ses compagnons. Ce n’est cependant pas le seul combat que livre Holt : intérieurement, il lutte également contre sa condition, pour sa liberté totale, souhaitant « ne plus être le nègre d’aucun blanc ». Personnage marginal au début de l’histoire, il prend petit à petit de l’importance jusqu’à ce que l’action ne se focalise plus que sur lui, à vrai dire le seul qui se bat pour une cause noble.

Si Ang Lee a choisi le point de vue unique des Sudistes en guerre contre les Fédéraux du Nord, c’est pour mieux remettre en cause leur résistance. Il pose des questions intéressantes, propres à toutes guerres, telles « >est-ce que je combats pour la bonne cause ? », « mon adversaire n’a-t-il pas raison ?», « est-ce que ça vaut le coup de défendre un mode de vie qui réduit en esclavage et apporte le malheur chaque jour ? » ou encore « ne serais-je pas plus heureux en fondant une famille et en m’exilant ? ». A toutes ces interrogations, Ang Lee est assez explicite : des négociations auraient dû se faire avec les Nordistes qui n’apportaient ni plus ni moins que la société capitaliste et libre dans laquelle nous vivons aujourd’hui, et des remises en cause constructives auraient pu naître dans chaque camp au lieu d’engager le combat.

La forme choisie par Ang Lee est des plus académiques, mélange de western à la John Wayne, de grands espaces, de combats massifs et de tendre romance. Pas la peine de chercher l’ « Asian touch » qui pourrait caractériser un film tourné par un taiwanais, il n’y en a aucune (un Américain aurait sans doute pu faire la même chose !). La narration est linéaire, classique, et comporte quelques ralentissements peu propices à la passion, surtout quand le film dure 2H10. Heureusement que tous les acteurs sont convaincants et qu’ils sont le socle incontournable de l’intérêt de Chevauchée avec le Diable. Un film qui vaut donc le coup d’œil, pour la réflexion qu’il suscite et pour sa dimension divertissante certaine. Ne vous attendez pas cependant à des surprises…



12 mai 2002
par Ghost Dog


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